RÉGIONS QUI RÂLENT

Nador | Des kiosques sans emplacement.. mais des redevances bien encaissées

Pourquoi une redevance peut-elle être exigée sans qu’aucun professionnel n’ait jamais reçu de coordonnées ni de carte de son kiosque?

À Atroukout, dans la province de Nador, la plage a tout d’un décor de vacances. Sauf peut-être les équipements. Selon les éléments rapportés, plus de 100 millions de centimes auraient été perçus en redevances et autorisations d’exploitation pour deux plages. Trois ans plus tard, les questions, elles, sont toujours là.

Nador – Zoujal Belkacem

Des raccordements électriques et des sanitaires auraient bien été réalisés. Mais pour une somme dépassant le milliard de centimes? Non, 100 millions de centimes, soit environ 1 million de dirhams. Même avec une calculette de plage, la différence se remarque.

Le plus cocasse concerne les kiosques. Des exploitants affirment n’avoir jamais reçu de carte ni de coordonnées précises permettant d’identifier clairement leurs emplacements, malgré leurs demandes.

L’association locale demande donc des explications: qui gère ces recettes, comment sont-elles dépensées et quelle part revient réellement aux plages? Des questions plutôt simples. Mais en l’absence de données financières officiellement publiées, difficile de répondre autrement que par le grand classique administratif: «à suivre».

Car une plage publique ne devrait pas seulement produire des redevances. Elle devrait aussi produire des équipements, des services et, accessoirement, des comptes.

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