
Sept ans. C’est le temps qu’il aura fallu au rugby marocain à sept pour retrouver la compétition officielle, après des sanctions des instances africaine et internationale. Sept ans de suspension: assez pour rater des générations de joueurs et laisser les autres sélections prendre de l’avance.
Aicha Benallal – Al Ousboue
Car pendant que les dirigeants réglaient leurs problèmes institutionnels, les joueurs, eux, ne jouaient pas. Un jeune qui aurait pu connaître ses premières sélections à 20 ans peut aujourd’hui les découvrir à 27 ans.
La facture de la mauvaise gouvernance sportive ne se paie donc pas seulement en dirhams: elle se paie en carrières perdues.
La Fédération royale marocaine de rugby veut désormais tourner la page et reconstruire. Très bien. Mais le vrai test ne sera pas le communiqué annonçant le retour.
Oubaja peut remettre l’équipe sur le terrain. Pour y rester, il faudra surtout des clubs, des jeunes, de la formation et une fédération capable de tenir la distance.
Après sept ans de purgatoire, le rugby marocain n’a pas besoin qu’on lui promette des médailles. Il a surtout besoin de ne plus disparaître.



