
Deux ministres candidats, une capitale décrite comme belle, propre, civilisée… et voilà que ces qualités seraient appelées à se refléter dans les urnes. Depuis quand la propreté des trottoirs garantit-elle la qualité d’un bulletin?
Rabat – Al Ousboue
Le plus savoureux reste la «campagne silencieuse mais efficace», raffinée et inventive, face au «tonnerre» des vieux partis. À Rabat, donc, on ne fait pas campagne.. on murmure. Et surtout, on invite l’électeur à suivre son «intuition culturelle» plutôt que les bilans et les résultats.
Quant aux «allégations empoisonnées», mieux vaut les écarter, les faits risqueraient de gâcher la belle brochure.
Et puis vient le rappel: le verdict des électeurs ne reviendra que dans cinq ans. Une façon élégante de dire que le bulletin engage pour longtemps.
Rabat est peut-être propre, belle et civilisée. Mais une urne, elle, ne vote ni pour l’architecture ni pour les trottoirs. Elle vote pour un bilan.



