
140 familles d’Oulad Zerouk voient leurs terres menacées par la surélévation du barrage Mohammed V. Elles ont écrit aux autorités. Réponse: le grand silence administratif.
Nador – Zoujal Belkacem
L’État modernise le barrage Mohammed V au nom de la sécurité hydrique. Très bien. Mais à Oulad Zerouk, commune de Melqa El Ouidane, province de Taourirt, 140 familles se demandent surtout ce qu’il adviendra de leurs terres agricoles.
Elles ont écrit à tout le monde: autorités locales, ministère de l’Équipement et de l’Eau, gouverneur… De la commune au ministère, le courrier a fait carrière. La réponse, elle, n’a pas encore commencé.
Pas de carte précise des zones qui seront submergées, pas de clarification sur le statut des terres, pas de critères d’indemnisation clairement communiqués. À l’heure de la modernisation du service public, on ne sait toujours pas dire à un agriculteur si sa parcelle sera sous l’eau.
Les familles demandent pourtant des solutions: commissions transparentes pour recenser les dégâts, irrigation moderne, plantation d’arbres fruitiers et récupération de terres destinées à l’investissement.
On a dématérialisé les démarches. Apparemment, pas encore les réponses.



