
Chers lecteurs, c’est la grande migration. Au Nord, les élus changent de parti comme de chemise, au gré des investitures. Les convictions, elles, voyagent léger.
Aicha Benallal – Al Ousboue
On les voit donc partir, valises de principes sous le bras, vers une nouvelle famille politique. Même valeurs qu’hier, assurent-ils. Simplement, l’étiquette a changé.
Les «observateurs du terrain» constatent que cette transhumance est désormais «partie intégrante du paysage électoral». Une tradition presque ornithologique: sauf que les cigognes reviennent au même nid.
Le plus savoureux reste l’appel à des investitures fondées sur «la compétence, le bilan et la performance». Voilà qui pourrait réduire sérieusement le nombre de candidats. Alors, prudence: mieux vaut parler de compétence électorale, de bilan arrangé et de performance… aux urnes.
Quant à la «constance des positions», elle demeure introuvable. Normal: demander à un caméléon quelle est sa couleur préférée, c’est lui demander de choisir entre toutes ses possibilités.



