
La scène a quelque chose de savoureux. Un secrétaire d’État, Abdellah Jebbar Rachedi, affirme ne pas connaître la Commission nationale de lutte contre la corruption. Il s’agissait pourtant d’un «piège». Et le piège fonctionne: la commission existe bel et bien.
Rabat – Al Ousboue
Créée par le décret n° 2.17.582 du 16 octobre 2017, elle est présidée par le chef du gouvernement et doit se réunir au moins deux fois par an.
Sur le papier, tout va bien. Dans les faits, c’est une autre histoire. La commission s’est réunie sous Saad Dine El Otmani en 2018 et 2019. La dernière réunion connue remonte au 15 février 2019. Depuis, silence radio. En octobre 2025, Akhannouch appelait encore à la tenue prochaine de cette commission pour évaluer la stratégie nationale de lutte contre la corruption.
Le plus cocasse? C’est Akhannouch lui-même qui préside cette commission. Pour la réunir, il suffit donc de la convoquer. Une machine parfaitement conçue, avec un bouton… mais sans doigt dessus.
La commission existe. Le décret existe. Le président existe. Il ne manque plus que la réunion.



