
Ah, le gouvernement d’Akhannouch, champion toutes catégories de la trésorerie acrobatique, toujours prêt à tendre la main… vers la poche des prêteurs étrangers.
Rabat – Al Ousboue
On emprunte, on emprunte encore, on multiplie les tours de prestidigitation financière pour masquer un déficit qui ferait rougir un comptable.
Pendant ce temps, le Parlement, fidèle doublure, a troqué sa blouse de gardien des deniers publics contre celle, plus commode, d’annexe décorative du pouvoir.
Cerise sur le gâteau budgétaire : nos hôpitaux publics, rutilants colis cadeaux, ont été mis en gage sous le doux euphémisme de « financements innovants », comprenez : prêts internes déguisés.
Comme si la générosité internationale n’était pas déjà sollicitée, voilà qu’on remet le couvert avec des Eurobonds pouvant atteindre 2 milliards d’euros, histoire d’alourdir encore un peu plus la valise de la dette publique, déjà bien remplie après une série de prêts similaires.
Depuis la nomination du gouvernement, les caisses ont reçu plusieurs milliards en provenance d’organismes étrangers (un petit coup pour réparer les dégâts du séisme d’Al Haouz, un autre pour l’éducation, la protection sociale, les infrastructures…) et hop, la dette grimpant de 100,6 à 113,6 milliards de dollars.
Félicitations : la dette augmente, les comptes restent opaques et le contribuable applaudira depuis son fauteuil vide.



