
Le gouvernement Akhennouch, grand garant de la langue officielle sur le papier, semble avoir catalogué la langue amazighe dans la rubrique « beaux discours ».
Rabat – Al Ousboue
On a applaudi des conférences RNI soigneusement orchestrées ; spectacle sans surprise où, miracle, les voix amazighes absentes n’étaient point invitées. Selon quelques militants, rien de tel pour assurer l’unité du récit que d’expulser les voix discordantes : tout va pour le mieux, circulez, il n’y a rien à voir !
Quant aux comptes ? Silence radio. Pas un chiffre officiel livré par le chef du gouvernement au Parlement, ni dans son bilan final, ni dans la vidéo promotionnelle. On glisse sous le tapis le sort d’un joli pactole (plus d’un milliard de dirhams) destiné au Fonds de promotion de l’amazighe. Coïncidence ? On n’ose le croire.
Cerise sur le gâteau : un rapport classe la mise en œuvre de l’amazighe entre 2022 et 2026 sur la moyenne tonitruante de 3/20. Éducation, université, justice, médias, culture, administrations, entreprises, collectivités, espace public… Toutes concluent à peu près la même chose : des intentions, oui ; des résultats, pas vraiment.
En résumé : grandes annonces, petites réalisations, et un milliard de dirhams qui fait de la magie. On attend la suite avec incrédulité.



