
Cinq ans loin de Taroudant, puis soudain, à l’approche des urnes, Abdellatif Ouahbi retrouve le chemin de la ville. Quel hasard: le calendrier électoral a parfois des vertus touristiques.
Aicha Benallal – Al Ousboue
À ceux qui lui reprochent son absence du terrain, le ministre de la Justice répond qu’il «ne reculera pas». Curieuse réponse. Personne ne lui demandait de reculer, mais simplement d’expliquer son absence.
Pour justifier ces cinq années, Ouahbi brandit le Code de la famille, l’actualisation du Code pénal et les autres réformes. À l’entendre, le ministère de la Justice aurait donc exigé une présence permanente à Rabat, loin de Taroudant.
Et puis il y a Facebook. Le ministre accuse certains internautes de lui reprocher de «servir des agendas étrangers», avant de les défier publiquement. La politique moderne a décidément changé: autrefois, on répondait aux adversaires dans les meetings; aujourd’hui, on leur répond dans les commentaires.
Reste une question, beaucoup moins spectaculaire: pourquoi attendre la campagne pour retrouver le terrain?



