
On connaissait le Real Madrid pour ses transferts de joueurs à coups de centaines de millions, moins pour ses crises de lyrisme. Et pourtant ! Dans les colonnes d’El País, Florentino Pérez, le grand manitou de la Maison Blanche madrilène, a fendu l’armure. L’objet de cette soudaine effusion de larmes ? Anas Laghrari, banquier d’affaires marocain de son état.
Rabat– Al Ousboue
« J’ai vu Anas grandir depuis sa naissance. Je le considère comme mon fils. Son père était comme un frère pour moi », a soupiré le président merengue.
Sortez les mouchoirs. On attendait une explication de gravures sur les finances du club, on se retrouve en plein remake du Parrain, option « adoption spontanée ». On sent les élections qui approchent et le besoin de séduire une catégorie d’électeurs.
Mais attention, que les mauvaises langues (et les socios) se taisent immédiatement : si le petit Anas est dans les petits papiers du boss, ce n’est absolument pas parce qu’il fait partie de la famille élargie. Non, c’est purement pour son génie forcément « hors du commun ».
« S’il m’aide aujourd’hui, c’est parce qu’il possède une mentalité exceptionnelle », jure Pérez, la main sur le cœur (et l’autre probablement sur le carnet de chèques du club). À Madrid, il se murmure déjà que le fiston de cœur s’apprête à grimper dans l’organigramme plus vite qu’un ailier brésilien dopé aux primes de match.
Il faut dire que le CV du prodige de Casablanca parle pour lui. C’est à lui que l’on doit deux des plus fantastiques chantiers récents du Real :
| Le Projet | Le Résultat « Galactique » |
| La rénovation du Bernabéu | Un gouffre financier transformé en temple du futur, idéal pour rentabiliser les loges VIP. |
| La Super Ligue européenne | Ce formidable projet de ligue privée mort-né en 48 heures chrono, qui a fâché l’Europe entière mais a prouvé une « vision stratégique » absolument unique. |
Bref, entre la finance créative, les projets mort-nés et les déclarations d’amour filial, Florentino Perez prouve qu’il reste le roi des déclarations séduisantes et l’adoubement sélectif. Affaire à suivre… Surtout par la socios !



