
Les conseils des collectivités territoriales de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ont tenu leurs sessions d’octobre. Au menu : budgets, gestion financière et conventions sportives ou culturelles.
Tanger – Zouheir El Bohati
Sur le terrain, les routes se dégradent, les avaloirs se bouchent et les points noirs attendent toujours leur tour.
À la mi-octobre, pourtant, nul besoin d’être météorologue pour savoir que les pluies approchent. Les épisodes précédents à Oujda, Sidi Maâfa, Sidi Yahya, Tétouan et Tanger ont déjà montré les conséquences d’une prévention insuffisante : quartiers inondés, routes coupées, eaux stagnantes et dégâts matériels.
Une mesure simple s’impose: chaque collectivité devrait publier une carte des points noirs d’inondation, accompagnée des travaux prévus, des budgets mobilisés, des délais et des services responsables.
Les citoyens pourraient ainsi vérifier si les engagements sont tenus avant que les premières eaux ne viennent dresser leur propre bilan.
Au Maroc, on ne manque pas de papier. Ce qui manque encore trop souvent, c’est le passage du papier au terrain. Et lorsque la pluie arrive, les délibérations restent au sec : ce sont les citoyens qui prennent l’eau.



