SPORT EN SUEUR

Subvention ou investissement.. le sport marocain face au test du Mondial 2030

Des milliards de dirhams pour les stades, mais quelle autonomie financière pour les clubs marocains ?

Au Maroc, un club en crise ne cherche pas toujours un investisseur. Il cherche un élu, une subvention et, si possible, une rallonge. Le Kawkab de Marrakech connaît la musique: quand les caisses sont vides, la collectivité est appelée à la rescousse. Le modèle économique, lui, peut attendre.

Aicha Benallal – Al Ousboue

Pendant ce temps, le Maroc construit des stades pour le Mondial 2030. Des enceintes modernes, des investissements colossaux et des ambitions internationales.

Reste une petite question, moins spectaculaire qu’une inauguration: qui paiera l’entretien après la fête ?

La subvention publique n’est pas le problème. Le problème, c’est la subvention sans contrepartie. Quand l’argent arrive sans obligation de résultat, la dépendance devient une stratégie de gestion. On réclame, on dépense, on recommence.

En 2030, les projecteurs éclaireront les stades. En 2031, ils pourraient éclairer les factures. Et là, même le contribuable risque de demander un temps mort.

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