
À Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la campagne électorale aurait offert une petite fenêtre de tir aux constructeurs anarchiques. Les services mobilisés pour le scrutin, le contrôle urbanistique a baissé la garde. Résultat: les étages poussent, surtout la nuit.
Tanger – Zouheir El Bohati
Pendant que l’administration surveille les urnes, le béton surveille les opportunités. Extensions illégales, occupations du domaine public, constructions dans des ruelles étroites: chacun semble avoir trouvé son espace de liberté.
Plus inquiétant, des habitants évoquent un possible laxisme, voire une complicité présumée. Des accusations à vérifier, évidemment. Mais une question demeure: qui contrôle les contrôleurs lorsqu’ils sont eux-mêmes mobilisés ailleurs?
Le plus grave, c’est que derrière chaque étage construit sans contrôle peut se cacher un futur drame. Les élections passent. Le béton, lui, reste.



