
Le RNI vient de découvrir un métier qu’il n’a pas beaucoup pratiqué ces dernières années: l’opposition. Et la question commence déjà à circuler: les cadres du parti savent-ils encore faire autre chose que défendre les décisions du gouvernement?
Rabat – Al Ousboue
Certains s’interrogent sur le manque de profils capables de produire des propositions, d’éplucher les budgets et de mettre l’Exécutif face à ses chiffres.
Après des années au pouvoir, voilà donc le parti prié de ressortir les dossiers.
En interne, certains préfèrent l’opposition, notamment à cause des tensions avec le PAM. D’autres envisagent encore le gouvernement, à condition d’obtenir quelques règles, garanties et avantages. L’opposition comme stratégie, le gouvernement comme négociation: le programme attendra.
Car «mettre le gouvernement en difficulté» ne suffit pas à faire une opposition. Il faut aussi proposer, contrôler et documenter.
Le RNI change aujourd’hui de banc. Reste à savoir s’il changera de méthode.
Le plus difficile ne sera peut-être pas de quitter le pouvoir. Ce sera d’apprendre à le contrôler.



