
Au Maroc, il existe des incompatibilités prévues par la loi. Et puis il y a la politique, qui semble parfois préférer les incompatibilités… compatibles avec le calendrier.
Rabat – Al Ousboue
Après les élections, plusieurs ministres élus députés se retrouvent au cœur d’un joli casse-tête institutionnel. D’un côté, le mandat parlementaire. De l’autre, le portefeuille ministériel. Entre les deux, une solution provisoire: attendre.
Selon les dispositions applicables, les situations d’incompatibilité doivent être régularisées. Mais la liste complète des ministres concernés n’a pas, à ce stade, été officiellement détaillée publiquement. Une transparence à géométrie variable, en somme: assez de lumière pour voir le problème, pas forcément assez pour lire les noms.
Et là, toute la subtilité commence. Démissionner maintenant? Attendre la formation du prochain gouvernement? Retrouver un portefeuille? Passer sur les bancs de la Chambre? Dans le grand jeu des chaises institutionnelles, mieux vaut manifestement savoir où l’on va s’asseoir avant de se lever.
La loi fixe les incompatibilités. La politique fixe le tempo. Et entre les deux, il reste toujours… quelques jours pour s’arranger.



