
Driss Lachgar s’est dit «surpris» par les résultats officiels, évoquant une «transformation du paysage partisan». Une formule soigneusement emballée pour un parti qui vient de passer de 34 à 26 sièges. Huit députés en moins: même la calculette finit par avoir besoin d’une explication.
Rabat – Al Ousboue
Le premier secrétaire de l’USFP a également exprimé l’espoir que cette recomposition «serve les intérêts du pays». Une phrase irréprochable: elle permet d’accueillir les résultats sans vraiment les commenter. Ni approbation, ni condamnation, ni véritable explication. La politique version vœu pieux.
Pour l’USFP, le sujet ne se résume pourtant pas à huit sièges perdus. Il faut aussi regarder ce qui n’a pas suffisamment pesé dans la campagne: le pouvoir d’achat, les difficultés sociales, l’école, la santé ou encore l’abstention. Les sujets, eux, n’avaient pas déserté les urnes.
Le parti dispose toujours d’un programme et d’une organisation, mais les résultats montrent un recul par rapport à 2021. Et ce recul intervient alors que d’autres formations progressent et que la carte parlementaire se recompose.
Alors, «mutation du paysage partisan»? Sans doute. Mais pour un parti historique, la question est aussi de savoir ce qu’il compte faire de cette mutation.
Car les urnes ont une curieuse manie: elles ne commentent pas les résultats. Elles les donnent.



