RÉGIONS QUI RÂLENT

Tanger | Un an de travaux.. zéro explication

Pourquoi les riverains d’Al Andalous ignorent-ils encore qui supervise les travaux devant leur porte, un an après leur démarrage?

À Al Andalous, dans le secteur d’Aouama à Tanger, les habitants ont droit à un décor complet: ordures qui s’accumulent, eaux usées qui stagnent, moustiques en pleine activité et odeurs qui ne connaissent manifestement pas les horaires de fermeture.

Tanger – Zouheir El Bohati

Un an de pelleteuses, de poussière et surtout de questions. Qui pilote le chantier? Que construit-on exactement? Quand les travaux finiront-ils? Trois questions simples, trois réponses difficiles à trouver.

Le chantier est pourtant parfaitement visible. Son responsable, beaucoup moins. Voilà une curieuse performance administrative: creuser à ciel ouvert tout en maintenant le projet dans une forme de confidentialité absolue.

Quant aux plaintes, elles sont devenues presque aussi régulières que les moustiques. À chaque odeur, chaque amas de déchets ou chaque difficulté de circulation, les mêmes réclamations reviennent. Avec, semble-t-il, le même résultat: attendre.

Les habitants ne demandent pourtant pas un miracle: un quartier propre, un chantier identifié et surtout une réponse claire.

Qui fait quoi? Pour quand? Deux questions simples. À Al Andalous, elles semblent encore plus difficiles à traiter que les eaux usées.

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