Aziz Rabbah, ex-ministre et désormais chef de l’association Al Watan Awwalan, a décidé de se muer en chef cuisinier politique. Son plat du jour ? Une “recette” pour plaire à la Génération Z, qui réclame moins de slogans et plus de soins, moins de discours et plus d’écoles.
RABAT – Al Ousboue
Premier ingrédient : l’enseignant. Selon Rabbah, il faut le traiter comme un grand cru, pas comme un produit bas de gamme. Car 70 % d’entre eux croulent sous la paperasse et 68 % peinent à maintenir l’ordre en classe. Résultat : des profs épuisés, des élèves démotivés, et une école qui ressemble plus à une cantine sans menu qu’à un restaurant étoilé.
Deuxième ingrédient : la santé. Ici, Rabbah sort le grand tablier : gouvernance stricte, digitalisation, contrôle qualité, cliniques de quartier, sages-femmes volontaires, pharmacies de garde transformées en mini-hôpitaux… Bref, un buffet à volonté de réformes, où même la médecine alternative a droit à son coin bio (mais sans charlatans, promet-il).
Troisième ingrédient : la philanthropie. Rabbah propose de mobiliser bienfaiteurs et associations pour financer des foyers d’accueil, des bourses et des infrastructures. Autrement dit, quand l’État n’a pas les moyens, on passe le chapeau.
En gros, Aziz Rabbah a dressé une feuille de route qui ressemble à un livre de recettes : beaucoup d’ingrédients, une pincée de gouvernance, une louche de digitalisation, et surtout une bonne dose de volonté. Reste à savoir si la Génération Z acceptera de goûter… ou si elle renverra le plat en cuisine.



