ECONOMIE & MONOPOLY

Pouvoir d’achat | La « TIC » continue de siphonner les Marocains

Le citoyen roule‑t‑il pour avancer… ou pour payer la "TIC" ?

Alors que les prix des carburants jouent au yo‑yo et que le panier de la ménagère ressemble de plus en plus à un exercice de survie, une taxe, elle, ne vacille jamais : la TIC « Taxe Intérieure de Consommation », fidèle au poste, collée au litre comme une étiquette impossible à décoller.

RABAT – Al Ousboue

Chaque passage à la pompe est une piqûre de rappel : 2,4 dirhams sur le gazole, 3,7 sur l’essence, plus une TVA qui vient saluer le citoyen au passage. Un cocktail fiscal qui ferait pâlir un chimiste.

Longtemps présentée comme “la taxe des riches”, la TIC continue de frapper les motos, triporteurs, petites utilitaires et hybrides ; bref, tout ce que les ménages modestes utilisent pour travailler, se déplacer ou simplement vivre. Les riches ont disparu, mais l’impôt, lui, n’a jamais pris sa retraite.

Les économistes rappellent que cette taxe alimente la flambée des prix : transport plus cher, denrées plus chères, vie plus chère. Un effet domino où le citoyen finit toujours sous les décombres.

Pour Hussein El Yamani, Secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz, il est temps de revoir cette fiscalité fossilisée : encourager l’essence plutôt que le gazole, soutenir les hybrides, alléger la facture énergétique et arrêter de punir les ménages pour avoir osé se déplacer.

Entre temps, la TIC, elle, ne bouge pas. Elle observe, elle encaisse, elle prospère. Un impôt qui roule mieux que les voitures qu’il taxe.

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