SPORT EN SUEUR

Le mercato national oppose le prêt-à-jouer au prêt-à-vendre

Les 40 millions dépensés créeront-ils des titres, des actifs, ou seulement de nouvelles créances?

Le mercato marocain a repris ses bonnes habitudes: beaucoup de recrues, des dizaines de millions de dirhams et, derrière les signatures, la promesse éternelle d’une saison forcément meilleure que la précédente.

Aicha Benallal – Al Ousboue

Wydad, Maghreb de Fès, Raja, AS FAR, Berkane… Les effectifs changent de visage à grande vitesse. Plus de 40 millions de dirhams apparaissent déjà dans les opérations rendues publiques.

Certains clubs traînent encore des litiges, des dettes ou des interdictions d’enregistrer des joueurs, tout en continuant à remodeler leurs effectifs. On recrute aujourd’hui, on réglera les problèmes d’hier demain. C’est une forme de gestion en temps additionnel.

Et pendant que certains achètent du prêt-à-jouer, l’Union Touarga préfère fabriquer du prêt-à-vendre. Le club mise sur les jeunes, notamment issus de l’Académie Mohammed VI, avant de les valoriser sur le marché international. Ajax Amsterdam, Crystal Palace, Anderlecht ou Racing Santander: moins de bruit qu’une douzième recrue, mais des transferts qui peuvent rapporter autrement.

Au mercato marocain, la vraie question n’est donc peut-être pas: qui a le plus recruté?

Mais: qui aura encore quelque chose à vendre quand la saison sera terminée?

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