
À peine les élections terminées, les partis ont déjà sorti le mètre ruban. Objectif: mesurer le fauteuil du prochain président de la Chambre des représentants, troisième poste de l’État. Rien que ça.
Rabat – Al Ousboue
Pendant que les citoyens attendent des écoles, des hôpitaux, des retraites et des prix supportables, les états-majors discutent surtout de qui prendra le fauteuil, les accoudoirs et, pourquoi pas, la table basse.
Au PAM, les prétendants défilent: Abdellatif Ouahbi, Ahmed Touizi, Mehdi Bensaid et Azzedine Midaoui. À l’Istiqlal, Abdessamad Kayouh et Nizar Baraka sont également dans les starting-blocks. L’USFP, lui, rappelle qu’il a déjà obtenu le perchoir sans être arrivé en tête. À défaut de gagner des sièges, il reste donc les sièges… institutionnels.
Personne ne parle vraiment de ce que devra faire le futur président. Contrôler le gouvernement ? Renforcer le Parlement ? Garantir la transparence ? Mystère.
On négocie les fauteuils avant de discuter du travail.
Le citoyen croyait élire des représentants. Il découvre qu’il a surtout fourni les jetons pour la partie suivante.



