
À Casablanca, Mohammed Chiker, mandataire de l’Union constitutionnelle à Moulay Rachid-Sidi Othmane, dénonce des intermédiaires qui auraient orienté des voix vers des listes concurrentes. Il les qualifie de «créatures caméléonesques».
Rabat – Al Ousboue
Car ces intermédiaires ne tombent pas du ciel. Quand la mobilisation électorale repose sur des réseaux d’influence et des fidélités supposées, il ne faut pas s’étonner que certains changent de camp au plus offrant.
Chiker réclame l’assainissement du paysage électoral. Fort bien. Mais qu’en est-il de ceux qui recrutent ces intermédiaires, des éventuels acheteurs d’influence et des pratiques clientélistes qui les font prospérer ?
Après la perte d’un siège le 23 septembre, chacun cherche ses responsables. Les caméléons sont montrés du doigt, mais le marché qui les nourrit reste dans l’ombre.
Le vrai problème n’est pas que les caméléons changent de couleur, mais que la politique leur offre un marché.



