
Cinq médailles d’or, un titre par équipe en kata, quarante concurrents engagés: sur le tatami, le Maroc a frappé fort. Le résultat mérite les applaudissements.
Aicha Benallal – Al Ousboue
Mais une médaille ne fait pas une politique sportive. Combien de clubs formateurs? Combien de salles équipées? Combien d’entraîneurs peuvent réellement préparer les champions de demain ?
On parle de formation continue, d’encadrement technique et de préparation à long terme. Très bien. Sur le papier, le karaté marocain est déjà champion du monde de la bonne intention.
Car le Maroc sait produire des champions. Le défi, c’est de produire des générations de champions. Aujourd’hui, un athlète brille, une médaille tombe, les félicitations suivent… puis chacun retourne à ses occupations jusqu’au prochain exploit.
Cinq médailles d’or, c’est très bien. Mais une politique sportive ne se mesure pas seulement au nombre de médailles remportées. Elle se mesure aussi au nombre de champions qu’elle est capable de faire émerger demain.



