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Retraites | «On ne sent le bâton que lorsqu’on est frappé»: il frappe chaque mois

Un minimum de pension à 3 000 dirhams suffit-il à vivre, ou seulement à se taire?

«On ne sent le bâton que lorsqu’on est frappé». Les retraités marocains, eux, n’ont visiblement pas besoin de proverbe: ils reçoivent le coup chaque mois, directement sur leur pension.

Rabat – Al Ousboue

La Fédération des retraités réclame 2 000 dirhams d’augmentation mensuelle pour tous et un minimum de 3 000 dirhams. Pas exactement une fortune, mais apparemment assez pour réveiller les calculatrices administratives.

Plus cocasse encore: les retraités dénoncent les dispositions légales qui limitent la revalorisation des pensions. Une belle trouvaille! le système est conçu de telle manière que l’augmentation devient presque illégale avant même d’être décidée.

La demande a été adressée aux partis susceptibles de former le prochain gouvernement. Les retraités, eux, n’ont pas besoin d’attendre les élections pour connaître le résultat: le bâton, ils le prennent déjà tous les mois.

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