
La campagne électorale serait donc une «institution autonome». Équipes, responsables, dépenses, logistique : tout est prévu. Sauf, curieusement, l’explication de qui paie quoi.
Aicha Benallal – Al Ousboue
On nous explique qu’il faut des équipes parce qu’il faut organiser la campagne, et des fonds parce que les équipes doivent se déplacer. En somme, les candidats bougent, l’argent aussi. Une conception très pratique de la démocratie.
Le ministère de l’Intérieur, lui, «alloue» des budgets aux candidats. Un joli verbe administratif: on alloue, on organise, on encadre. Reste à savoir ce qui est réellement financé et ce qui se cache derrière le mot magique de «logistique».
Car la loi plafonne les dépenses électorales. Alors, entre les comptes officiels et les dépenses pudiquement rangées sous la rubrique «logistique», il y a peut-être quelques chiffres qui mériteraient de sortir de l’ombre.
Une campagne autonome, donc. Surtout quand il s’agit d’expliquer ses comptes.



