
Plus de cinq mois après les crues dévastatrices de janvier dernier, la détresse sociale et économique persiste dans la province de Taounate. Acteurs locaux et organisations de défense des droits de l’homme montent au créneau pour dénoncer l’inertie de l’Exécutif.
Rabat– Al Ousboue
Dans une lettre ouverte adressée au Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le Comité de soutien aux sinistrés de la province de Taounate exprime son indignation face aux « justifications techniques » avancées par les autorités. Le collectif déplore le mépris affiché à l’égard des revendications des populations touchées, pointant du doigt l’absence d’une véritable évaluation de l’ampleur des dégâts et de leurs impacts socio-économiques.
Le comité fustige notamment l’obstination injustifiée du gouvernement à ne pas réviser son décret du 12 février 2026. Une décision qui, selon les signataires, lèse profondément les sinistrés en refusant de classer la province en tant que « zone sinistrée ».
Critiquant ce qu’elle qualifie de « renoncement de l’État à son devoir moral et politique », la commission souligne que la vulnérabilité de la région s’est dramatiquement accentuée. Cinq mois après la catastrophe, les mesures d’urgence déployées sont jugées dérisoires et déconnectées de la réalité des préjudices subis par les habitants.
C’est bien connu, au Royaume du Maroc, quand l’eau monte, le thermomètre social baisse, et les ministres font la sourde oreille !



