
À Kznaya Sud, commune du cercle d’Aknoul, Province de Taza, les habitants en ont ras-le-bol. Après des années de promesses creuses et de reports successifs, ils accusent le conseil communal de pratiquer une politique de marginalisation digne d’un manuel administratif : beaucoup de discours, zéro action.
TAZA – Al Ousboue
Le symbole de ce naufrage ? La route de Bouhoud. Un axe stratégique qui relie écoles, centres de santé et marchés… mais qui ressemble davantage à un parcours du combattant. En hiver, c’est l’isolement garanti : les habitants pataugent dans la boue pendant que les élus pataugent dans l’immobilisme.
Les plaintes officielles adressées au gouverneur et au président du conseil communal ? Restées sans suite. Le tronçon reliant la nationale n°29 à Bouhoud Al Oulia et Bouhoud As-Soufli continue de se dégrader, comme si l’administration attendait que la route disparaisse d’elle-même pour ne plus avoir à la réparer.
Pour les habitants, c’est clair : la gouvernance locale a échoué. Le conseil communal préfère visiblement laisser les douars s’enfoncer dans l’oubli plutôt que de s’attaquer aux besoins élémentaires. Résultat : une crise de mobilité qui pénalise le quotidien, et une population qui réclame enfin une intervention régionale pour rompre avec l’immobilisme.
Bref, à Kznaya, les routes ne mènent nulle part… sauf à l’indifférence des élus.



