POLITIQUE & CUISINAGES

Enseignement supérieur : le ministère d’El Midaoui accusé de faire la sourde oreille

Le silence du ministre face à l'opposition est-il une stratégie politique ou une simple panne d'oreillette ?

C’est ce qui s’appelle avoir le sens des priorités. Plus d’un an après son installation dans le fauteuil de ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui vient de lancer une grande réforme invisible : celle du silence radio.

Rabat– Al Ousboue

À la Chambre des députés, l’opposition s’époumone, pose des questions écrites, s’inquiète pour l’avenir de la jeunesse et des profs… et attend toujours que le ministre daigne lever un sourcil. Sur 37 questions pressantes envoyées par les parlementaires, le cabinet d’El Midaoui a consenti à répondre à… 15 d’entre elles. N’importe quel étudiant serait recalé aux rattrapages avec une telle note, mais pour un ministère, c’est visiblement mention « peut mieux faire (ou pas) ».

Cette politique de la chaise vide et du cartable fermé fait s’étrangler les barbus du PJD. Pour ces députés de l’opposition, ce mutisme ministériel relève carrément du court-circuit démocratique entre l’exécutif et le législatif. Pensez donc : des élus qui s’imaginent encore que le gouvernement doit leur rendre des comptes ! Un vrai caprice de parlementaires.

Pourtant, les sujets sur lesquels le ministère préfère méditer en silence ne manquent pas de piquant, bourses d’études, emploi, recherche scientifique, logement, carrières… Mais que l’université se rassure : si le ministère ne résout pas les problèmes, il brille au moins par sa capacité à les ignorer avec une constance académique.

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