
À Sidi Ghanem, commune paisible de la province de Rahmna, le président local semble avoir confondu budget communal et compte personnel. Poursuivi devant la Cour d’appel de Marrakech, il est accusé de conflit d’intérêts, abus de pouvoir, détournement et dilapidation de deniers publics. Bref, un CV qui ferait rougir un comptable offshore.
SIDI GHANEM – Al Ousboue
L’affaire, qualifiée de “marathonienne” — probablement à cause du nombre de zéros à vérifier — remonte à 2023. La justice, visiblement peu convaincue par les talents de gestion du président, a mandaté un expert-comptable pour faire le tri entre les flux financiers et les flux d’improvisation.
Pendant ce temps, l’opposition locale joue les spectateurs frustrés. Elle affirme n’avoir reçu aucune information sur le dossier, et reproche au président son mutisme olympique lors des sessions du conseil. Un silence qui, selon certains, vaut aveu… ou stratégie d’évitement.
Ce feuilleton communal soulève une question simple : la transparence administrative est-elle une option facultative dans certaines provinces ? Car à Sidi Ghanem, la gouvernance ressemble à une partie de cache-cache budgétaire, où les élus cherchent les chiffres et le président cherche la sortie.



